Hitler et les femmes (épisode 2): Geli Raubal

Il ne faut pas s’y tromper.  Comme tout homme de pouvoir, Hitler avait un nombre incalculable d’admiratrices. Il plaisait aux femmes et recevait des centaines de lettres par jour. Certaines ont même pu entrer dans sa vie, grâce à une volonté et une abnégation sans failles. Ce fut le cas d’Eva Braun ou encore de Unity Mitford. D’autres reçurent les faveurs du Führer « malgré elles ». Tel fut le cas de Geli Raubal. Le problème? Elle était la nièce du Führer et ça s’est mal terminé (comme souvent avec Hitler)!

Angela Maria « Geli » Raubal est née le 4 juin 1908 à Linz, en Autriche, à une centaine de kilomètre de Branau-am-Inn, lieu de naissance d’Hitler. La région frontalière entre l’Allemagne et l’Autriche est en effet le berceau de la famille d’Hitler. Car oui, Geli n’est pas étrangère au Führer : elle est sa nièce. En effet, elle est la fille de sa demi-soeur, Angela Hitler. Angela et Geli s’installèrent au Berghof (le nid d’aigle) à partir de 1925, Angela étant embauchée pour tenir la maison.

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C’est cette proximité qui va amener Hitler à succomber aux charmes de sa nièce, qui est de 19 ans sa cadette. En effet, Geli, selon tous les témoignages, ne passait pas inaperçue. Souriante, sociable, lumineuse, elle arrivait par sa seule présence dans une pièce, à créer une atmosphère détendue et conviviale. Hitler semblait d’ailleurs beaucoup plus calme, relaxé et à l’écoute en sa présence. De son côté, Geli éprouva tout d’abord de la reconnaissance pour son oncle, qui prit le rôle de la figure paternelle, lors de la mort de son propre père.

Angela et Geli vont même jusqu’à s’installer en 1929 dans l’appartement d’Hitler, situé au Prinzregentenplatz 16, à Munich. Le Führer lui achète des bijoux, des vêtements, et s’affiche partout avec elle. J’aime Geli et je pourrais l’épouser » déclara le Führer. Mais Hitler, convaincu d’être l’élu qui sauverait l’Allemagne, ne s’autorisait pas à se marier. Sa seule femme était l’Allemagne, comme il aimait rappeler. Mais très vite, les choses tournèrent mal. Hitler, de plus en plus jaloux, se mit à contrôler la vie de Geli.  « . Geli, éprise de liberté et décidée à décider de son futur, commençe à entrer en conflit avec cet oncle. Si lui l’aime passionnément, elle n’éprouve aucun sentiment à l’égard d’ « Onkel Alf ». De plus, les penchants sexuels déviants d’Hitler la repousse. Si l’on ne connaît pas exactement les détails de ces déviances, on sait que Geli, déclara un jour à une proche : « C’est un monstre. Tu ne croirais jamais ce qu’il me fait faire ».  Ces déviances, ou « exigences extravagentes » selon les dires d’autres femmes, et sur lesquelles nous ne nous attarderons pas, paraissent bien réelles. Ce dossier a été gardé secret par les différentes huiles du IIIème Reich. Dans les mois qui suivent, Geli entame une relation amoureuse avec le chauffeur d’Hitler, Emil Maurice.  Lorsqu’Hitler le découvre, il est fou de rage. Il renvoie son chauffeur (une brouille qui durera des années) et interdit sa nièce de le revoir. Dès lors, il interdit toute sortie à Geli, qui supporte de moins en moins sa prison dorée. Puis lorsqu’elle décide de partir à Vienne, officiellement pour y prendre des cours de chants, mais surtout pour fuir la tyrannie de son oncle, Hitler et elle se disputent presque quotidiennement.

La suite est connue : au soir du 18 septembre 1931, à la suite d’une énième dispute plus tôt dans la journée avec le Führer, Geli se tire une balle dans la poitrine dans l’appartement. A ce moment, Hitler est à Nuremberg. Il rentre le lendemain matin et ne peut que constater que sa nièce est morte. Elle s’est de plus tuée avec le revolver personnel d’Hitler. Malgré les rumeurs de meurtre, la version officielle est un suicide. En outre, grâce à l’action de Goering, Hess et Strasser, le scandale de la mort de la jeune femme dans les médias est étouffé. Et ceux qui ont essayé d’enquêter sur les circonstances de cette tragédie l’ont payé de leur vie.

GerlichC’est le cas de Fritz Gerlich, responsable d’un journal indépendant opposé à Hitler : Der gerade Weg. Fritz Gerlich semblait sur le point de dévoiler le rôle d’Hitler dans le meurtre de Geli. Les conséquences furent immédiates : Les bureaux du journal ont été brutalement saccagé, puis « der gerade Weg a été fermé en mars 1933, dès l’accession d’Hitler au pouvoir. Fritz Gerlich, quant à lui, a été déporté à Dachau, où il sera finalement assassiné le 3 avril 1933. Ces révélations ne sont que des rumeurs tenaces, car l’article en question n’a jamais été retrouvé. Cependant, on peut affirmer que tout a été mis en oeuvre pour passer sous silence les circonstances de la mort de Geli afin de ne faire aucune  ombre aux perspectives politiques d’Hitler.

Geli Raubal est inhumée au cimetière central de Vienne, le 23 septembre 1931. Hitler ne participe pas aux obsèques, mais viendra se recueillir deux jours plus tard sur la tombe de la seule personne qui, dit-on, il a jamais aimé.

Sources :

Les secrets du IIIème Reich, François Kersaudy, éditions Tempus

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fritz_Gerlich

https://www.vanityfair.fr/culture/voir-lire/story/niece-hitler-geli-raubal-suicide-assassinat/12283

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